Newsletter 5 : Le temps des FIP et FCPI (1/12/10)

Au 31/12/2009 s’était clôturé la souscription de la FCPI Rebond de chez Sigma. Cette FCPI a pour vocation d’investir dans des PME innovantes cotées sur Eurolist, Alternext ou sur le marché Libre sous valorisées qui offrent des perspectives de croissance et de plus-values sur 5 ans, en contrepartie d’un risque en capital et d’une durée de blocage de 5 ans et 6 mois.

Sigma affiche aujourd’hui les résultats provisoires de cette FCPI et nous informe que : « Au 19 novembre 2010 la FCPI avait financé 10 PME cotées à hauteur de 5 millions d’euros et que l’évolution de ce portefeuille ressortait positive de 7,7%. »

Cette année encore Sigma recherche les produits de niches et nous fait la proposition de son FIP « France Investissement Pierre » car elle évalue que dans un contexte économique et financier incertain, la pierre apparaît comme une valeur refuge pour de nombreux investisseurs.

« France Investissement Pierre » va investir dans des PME éligibles à la réduction d’impôt sur le revenu, développant une activité de « marchand de biens », centrées sur l’investissement dans des murs de magasins sur toute la France.
Ce type de support « pierre » via des obligations convertibles en actions est amenée à disparaître en fin d’année selon les avancées des votes au Senat et à l’assemblée pour la loi de finance 2011.

Pour les investisseurs qui ont l’habitude d’investir dans des FIP et FCPI chaque fin d’année, il existerait donc des opportunités d’investissements sur des sous jacents qui deviendront probablement inaccessibles dès l’an prochain et qui pourraient permettre sur 5 ans de diversifier les portefeuilles.

Oublier le passé (1/12/10)

Depuis la retentissante faillite de Lehman Brothers en 2008, nous constatons que les flux d’investissements et les capitaux sont moins guidés par une analyse fondamentale des actifs financiers. En effet, c’est plutôt la peur et la forte aversion au risque qui dictent actuellement les choix d’investissements.

Alors, comment ces investissements se matérialisent-ils?

– Par des achats massifs des titres du Trésor américain (le taux 10 ans US est passé de 3,84 % à 2,55 % depuis le début de l’année) et allemand (le bund est passé de 3,39 % à 2,47 %). Il s’agit pour les investisseurs d’avoir un placement très liquide et, en principe, très peu risqué.
– Par des achats de francs suisses et de yens, considérés comme des devises refuge face à un Euro mis à mal par les dérives budgétaires de ses membres (l’Euro a respectivement baissé de 8 et 9 % face à ces monnaies depuis le début de l’année).
– Par des achats d’or (un placement refuge par excellence), le cours de “la relique barbare” a augmenté de plus de 20 % depuis le début de l’année.

Ces comportements sont irrationnels et ne répondent nullement à une logique fondamentale. C’est un peu comme si les investisseurs et les épargnants, traumatisés par les baisses spectaculaires des marchés financiers, regardaient sans cesse dans leur rétroviseur pour conduire leur choix d’investissements.
Or, nous pensons que cette stratégie peut s’avérer dangereuse à long terme : en délaissant complètement certains actifs décotés comme les actions européennes, les épargnants pourraient rater une éventuelle hausse des indices boursiers. En effet, les taux d’intérêts historiquement bas, une croissance mondiale tirée par le dynamisme des émergents, des entreprises européennes enregistrant de solides résultats avec une profitabilité record sont autant d’éléments favorables à une possible hausse des marchés actions (les performances boursières des mois de septembre et octobre sont là pour nous le rappeler).

Alors, comment les fonds sont-ils positionnés pour bénéficier au mieux de cet environnement de marché ?

Avec un ratio d’investissement élevé dans DNCA Evolutif, avec un positionnement plus “européen” du portefeuille et avec des titres qui devraient continuer à profiter de leur exposition aux pays émergents ou de leur restructuration en cours. Dans tous les cas, nous essayons d’obtenir un portefeuille peu cyclique avec un bilan solide. Sur la période, nous avons arbitré les obligations de maturités courtes au profit de certaines actions comme Linde, BASF, Metro, Pfizer (en arbitrage partiel avec Sanofi). Cette politique agressive en investissements actions nous a permis d’obtenir une performance de 3,44 % contre 3,18% pour le CAC 40 pour le mois d’octobre.

Il faut savoir parfois (mais en bourse uniquement…) oublier le rétroviseur.