Comment protéger votre patrimoine artistique et financier ?

Prochainement à Bruxelles, Avenue Franklin Roosevelt de 15h00 à 16h00

Inscrivez-vous sur d.padovani@prioritespatrimoine.com

Inflation : il y en aura pour tout le monde… (28/2/11)

Chez les investisseurs.
Depuis plusieurs années, les investisseurs européens sont amoureux des marchés émergents et le prouvent soit en investissant sur les bourses locales, soit en achetant les acteurs européens les plus sensibles à la croissance sur ces zones. Pourtant, aujourd’hui cet amour aveugle et comme souvent exclusif vacille : les sirènes de la croissance ont fait place aux démons de l’inflation (encore elle). Les salaires augmentent à coups de 20% en Chine et l’inflation demeure collée au-dessus de 4% (au minimum). Résultat : l’argent sort des bourses émergentes et revient sur les bourses occidentales, moins à risque et peu chères, même s’il y a moins de croissance. Depuis le début d’année, les investissements sur les actions des pays développés ont atteint le double du montant maximum constaté au cours des cinq dernières années !

Chez les banquiers centraux.
L’éventualité de hausses de taux, malgré une croissance économique faible, se rapproche. Rappelons la phrase de Monsieur Trichet, président de la BCE, qui a fait tant polémique : “Augmenter les salaires est la dernière bêtise à faire en Europe”. Comme le dit Patrick Artus, le débat sous-jacent est : l’inflation doit-elle être supportée par les entreprises ou par les consommateurs ? Compte tenu du rebond des résultats de beaucoup d’entreprises européennes, nous imaginons aisément la réponse instinctive de tout à chacun ! Pourtant, d’un point de vue strictement financier, effectivement, une hausse de salaire soutiendrait l’inflation et précipiterait les hausses de taux.

Dans les entreprises.
Le terme revenu le plus souvent lors des publications de résultats annuels 2010 est “l’impact de la hausse du prix des matières premières”. Pour combattre cela, deux solutions : augmenter les prix et/ou réduire les coûts. Pour l’instant les entreprises ont choisi : c’est au consommateur de payer.

Dans la géopolitique.
En Tunisie c’est l’injustice sociale au sens large qui a déclenché la contestation, mais la propagation du mouvement s’appuie essentiellement sur le coût de la vie et des produits alimentaires de base. Les pays encore épargnés essaient par tous les moyens de contrôler les mouvements de grogne naissants, en Arabie Saoudite (ils ont du pétrole et ont donc les moyens de leurs idées ! ), en Chine, en Inde etc. La problématique sous-jacente est toujours la même : le manque de pouvoir d’achat. Par le biais de l’inflation, ces éléments nous rappellent un élément important : l’inflation n’est pas qu’une problématique financière. La crise financière a été résolue (pour l’instant) par les gouvernements, la prochaine étape pourrait dépendre davantage des entreprises (surtout que les caisses des Etats sont vides !). Il paraît en effet de plus en plus difficile d’envisager de faire payer l’inflation par le consommateur car sa capacité de résistance semble faiblir. Nous demeurons cependant optimistes car les entreprises européennes ont aujourd’hui les moyens financiers d’“investir” dans leurs salariés. Il s’agit bien d’un investissement, pas d’une perte, car leur croissance future dépend aussi des capacités de consommation de leurs propres salarie

« Les actions européennes sont aujourd’hui fortement décotées » (7/3/11)

LA VIE DES MARCHES:

Le repli des actions s’est poursuivi cette semaine comme la hausse des prix du pétrole. Avec la révision à la hausse des prévisions d’inflation dans la zone euro, Jean-Claude Trichet a quasiment annoncé une hausse des taux de la BCE au mois d’avril. Aux Etats-Unis le taux de chômage s’est inscrit à 8.9% alors que le marché attendait 9.1%. L’activité aux Etats Unis reste soutenue et devrait permettre à la situation de l’emploi de continuer à s’améliorer.

Découvrez l’interview de Jean-Charles Mériaux parue dans Le Revenu : .

Avec l’aimable autorisation de la société de gestion DNCA Finance.