Orage d’été (aout 2011)

Mois de juillet très orageux sur les marchés actions avec une baisse de -7.81% pour le CAC 40.

D’une part, les Etats-Unis doivent faire face à un déficit important, à un problème de relèvement du plafond de la dette, à une croissance en panne et à une consommation atone.
D’autre part, les pays européens sont “englués” dans des problèmes d’endettement massif, la cacophonie des dirigeants n’arrangeant en rien nos problèmes de crédibilité.
Enfin, les pays émergents (notamment le Brésil et la Chine) montrent clairement des signes de ralentissement du fait des différentes mesures de restriction dans la distribution du crédit mise en place par les autorités. En effet, la banque centrale brésilienne a augmenté les taux d’intérêt à 12% et les banques chinoises doivent accroître leurs réserves réglementaires, ce qui a pour conséquences directes une baisse des octrois de crédits, un tassement des prix de l’immobilier et une contraction de l’activité manufacturière.

La micro-économie européenne, c’est-à-dire la santé des entreprises européennes, déçoit tout comme la macro. En effet, les sociétés n’arrivent pas à répercuter aux clients finaux les hausses du prix des matières premières, ce qui impacte donc leur niveau de marge. Nous pouvons citer Ebro Food, (Panzani et Lustucru) qui, après avoir augmenté ses prix de 20%, se voit dans l’obligation de faire des promotions car la demande n’est plus au rendez-vous. C’est ce manque d’appétit de la part des consommateurs qui nous permet de dire une fois de plus que la véritable inflation, c’est-à-dire celle générée par la hausse des salaires n’est pas à l’ordre du jour dans les pays matures. En revanche, il est clair qu’elle est bien installée dans les pays émergents.
Dans un tel climat d’incertitude, la moindre déception se traduit par des sanctions boursières de -10 à -15%. Ce qui a été avec Peugeot et Vallourec.
Nous conseillons donc d’alléger certains titres dont la valorisation était élevée et pour lesquels le risque de déception était présent : Adidas, CGG Veritas, BASF, ThyssenKrupp et Rexel.

Nous privilégions les titres plus “défensifs” (le secteur pharmaceutique par exemple, jouit d’un momentum plus positif). En outre, nous avions également pris le parti (fin mai) de ne plus avoir d’exposition aux actions et aux obligations des sociétés financières. Nous avions notamment vendu nos obligations 30 ans Groupama, bien qu’elles offraient un rendement de l’ordre de 8% ; bien nous en a pris puisqu’elle a baissé depuis de plus de 10%…

Notre vision de la macro-économie n’étant pas des plus optimistes, nous resterons prudents dans nos investissements et nous songerons à accroître la part actions lorsque le momentum arrêtera de se dégrader.

Pour conclure, nous restons persuadés que les actions demeureront la classe d’actifs la plus rémunératrice sur le moyen long terme tout en sachant bien que la volatilité risque d’être élevée.

En espérant que ces orages ne vous gâcheront pas vos vacances, car le soleil finit toujours par revenir.

Newsletter 12 : Rappel du cadre d’application ISF 2011

{{Important pour leur effet immédiat en 2011 :}}

– {1}. La date de paiement est reportée du 15 juin au 30 septembre afin de permettre l’application de la suppression de la 1ère tranche. Cette prorogation s’applique également pour les justificatifs d’investissement ISF à fournir dans les 3 mois suivant la date limite de dépôt de ladite déclaration (Art 299 octies CGI)

– {2}. Le taux de réduction ISF PME est aligné uniformément à 50%, quelles que soient les formes d’investissement : en direct ou via des FCPI/FIP,

-{3}. Le barème en vigueur actuellement est maintenu pour les assujettis ISF≥1,3 M €,

-{4}. Les modalités déclaratives sont simplifiées avec dispense du dépôt de déclarations annexes et de justificatifs en deçà du seuil de 3 M€,

Déclaré conforme à la Constitution, le texte législatif définitif concrétise les intentions du Gouvernement et l’ensemble des mesures prévues en matière de fiscalité patrimoniale. Afin d’accompagner la suppression du bouclier fiscal et de son plafonnement, l’ISF est simplifié et allégé en barème (0,25% < 3 M€ et 0,50% au-delà) à compter de 2012, le seuil d'assujettissement passant de 800.000€ à 1,3 M€ de patrimoine dès 2011. Dans ce contexte de déport de l’agenda de campagne jusqu’à fin septembre et de recentrage réglementaire du dispositif ISF PME 2011 en faveur des opérations les plus génératrices de valeur et d’emplois, Priorités Patrimoine vous propose une nouvelle offre différenciante et compétitive, tant au plan fiscal que patrimonial : {{{ - 90% de ratio d’investissement, soit une réduction ISF de 45%,}}} {{{ - 2 formules :}}} -* des FIP multisectoriels PME régionaux qui existent depuis plusieurs générations, -* une approche inédite des segments les plus porteurs des innovations technologiques de portée mondiale. {{{N'hésitez-pas à nous consulter : info@prioritespatrimoine.com}}} Selon les dernières données sur le poids des PME françaises dans l'économie nationale publiées par l'INSEE et l'Unedic, les PME françaises représentent dans l'économie nationale : -* 80% des emplois, -* 55% du chiffre d'affaires, -* 57% de la valeur ajoutée, -* 40% des exportations, -* 66% des investissements.