En attendant l’été… (30/4/2012)

Dans notre dernière note de gestion, nous vous faisions part de notre scepticisme quant à l’excès d’optimisme prédominant sur les marchés. Or, les récentes mauvaises nouvelles macro économiques du mois d’avril ont malheureusement validé nos inquiétudes.

La violente baisse des marchés financiers peut en effet, s’expliquer par plusieurs éléments :
– La dégradation de la note souveraine espagnole de
deux crans à BBB+ (+ perspective négative) par l’agence de notation S&P, celle-ci estimant que la trajectoire des finances publiques va continuer à se détériorer dans un contexte ou les taux d’intérêts à 10 ans ont flirté encore avec la barre des 6%.
– L’instabilité politique en Europe avec les élections françaises, la démission de la coalition de droite aux Pays-Bas après le refus du plan de rigueur de la part de l’extrême droite.
– L’isolement de plus en plus fort de l’Allemagne sur le thème de l’austérité.
– Des indicateurs de l’activité manufacturière et des services qui se sont dégradés en Europe au mois d’avril.
– La confirmation du ralentissement économique chinois.

Du côté de la micro économie, les publications de résultats des valeurs ont été plutôt solides dans l’ensemble. Des valeurs comme PPR, Heineken, Bic, Apple, Adidas, Unilever ont profité de leur forte exposition internationale pour délivrer des résultats meilleurs qu’attendus. Par ailleurs, Royal Dutch Shell et Sanofi, ont également présenté des résultats solides avec des discours confiants de la part des managements pour l’année 2012.

Dans ce contexte toujours aussi incertain, nous abaissons la part actions.

Enfin, tant que le momentum ne s’améliorera pas et tant
que les nombreuses incertitudes sur la situation politique européenne ne seront pas levées, nous ne pensons pas
réexposer le portefeuille actions de manière sensible.
Nous assumons notre gestion en bon père de famille en
refusant de prendre des risques supplémentaires malgré
une valorisation des marchés attractive.

Newsletter 23 : Elections 2012 : préparez vos manteaux et Le Saviez-vous : Salariés et frais professionnels

ÉLECTIONS 2012
Préparez vos manteaux…

[(Si l’on connaît déjà le résultat de l’élection présidentielle, on en connaît également déjà les conséquences en matière de fiscalité sur les revenus et sur le patrimoine : les impôts vont augmenter.)]

Si les candidats s’en tiennent à leurs propositions de campagne, on peut estimer que :
– Peu de choses devraient changer en matière de droits de donation et succession :
-* personne ne remet en cause l’exonération du conjoint ;
-* l’abattement entre parent et enfant de 159 325 € actuellement pourrait être réduit à 100 000 €, ce qui n’est pas déraisonnable si on le compare au 50 000 € en vigueur avant la loi TEPA de 2007.

– Le taux d’imposition à l’ISF, actuellement de
0,25 % ou 0,5 %, pourrait de nouveau être progressif c’est-à-dire de 0,55 % à 1,80 % (barème de 2011) au-delà de 1 300 000 € de base taxable. Toutefois :
-* l’instauration d’un plafonnement fiscal de l’ISF à 85 % des revenus pourrait laisser l’opportunité de ne pas acquitter cet impôt à certains contribuables qui s’organisent pour cela…
-* la taxation des non résidents exilés reste à mettre en œuvre et à vérifier…

– C’est l’impôt sur le revenu qui sera une nouvelle fois le plus touché : fusion de la CSG et de l’impôt sur le revenu, suppression de certains prélèvements libératoires, plafonnement accru des niches fiscales, augmentation des tranches hautes de l’impôt sur le revenu…

Un petit âge glaciaire fiscal se profile…
préparez vos manteaux avec votre conseiller.

[(Salariés, vous pouvez déduire vos frais professionnels, mais comment les calculer ? )]

Il y a deux méthodes :
– forfait de 10 %,
– frais réels.
Sont alors pris en compte :
-* frais de déplacement : frais d’utilisation d’un véhicule (limité à 80 km/j) frais d’autoroute et intérêts de l’emprunt contracté pour son achat. Pour l’estimation du montant, vous pouvez utiliser les barèmes forfaitaires kilométriques.
-* frais de nourriture, sous conditions, pour un montant estimé forfaitairement à 4,45 € par repas.
Vous devez réellement supporter ces frais et pouvoir justifier de leur montant en conservant les pièces justificatives.

Exemple :
-* Salaire net annuel = 35 000 €
-* Salaire imposable (forfait) = 31 500 €
-* Salaire imposable (réel) = 35 000 – 4 194 – 1 046 = 29 760 €
-* Trajet domicile/travail = 20 km, soit 40 km/j, soit 9 400 km sur 47 semaines travaillées (Voiture de 6CV).
-* Barème kilométrique : (9 400 x 0.316) + 1223 = 4 194 €
-* 5 repas/semaine, soit 235 repas sur 47 semaines travaillées : 235 x 4,45 = 1046 €
-* Économie d’impôt de 522 € pour un contribuable imposé à 30 %

Newsletter 22 : Impôt sur la fortune (ISF) : Comment bien déclarer en 2012 ?

L’année 2012 marque la seconde phase de la réforme de l’ISF. Aussi, avant de procéder à votre déclaration, quelques petits rappels s’imposent !
Tout d’abord, bien choisir sa méthode d’évaluation …

Pour les {{biens immobiliers}}, l’administration fiscale propose trois méthodes d’évaluation :
– par comparaison : vous examinez le prix des immeubles similaires lorsque des ventes sont intervenues à des dates proches dans les alentours,
– par le revenu : vous multipliez le loyer annuel par un coefficient de capitalisation (de 3 à 10% en fonction du bien),
– par réajustement de la valeur : vous réajustez la valeur de l’immeuble (telle que constatée lors d’une transaction antérieure) grâce à l’application d’un coefficient représentatif de l’évolution du marché.

Pour éviter tout risque de conflit avec l’administration fiscale, il conviendra toutefois de privilégier la première méthode, les autres ne devant être utilisées qu’à défaut d’éléments de comparaison suffisamment nombreux ou probants.

Pour les {{valeurs mobilières}}, l’évaluation pourra s’effectuer soit au dernier cours connu soit selon la moyenne des 30 derniers cours précédant le 1er janvier 2012.
A défaut de cotation, une déclaration estimative détaillée devra être effectuée par combinaison de différentes méthodes d’évaluation (valeur mathématique, valeur de rendement, survaleur, ….)

Ensuite, {{penser aux abattements et décotes …}}
Première chose à ne pas oublier : l’abattement de 30 % sur la résidence principale.
Par ailleurs, certains éléments, tels que l’indivision ou la location d’un bien immobilier, sont de nature à minorer la valeur des biens immobiliers. Pour tenir compte de cette situation, l’administration tolère qu’une décote soit effectuée (de 10 à 40 % selon le cas) sur la valeur du bien.

{{Et à la créance éventuelle issue du bouclier fiscal …}}
Si vous pouvez prétendre au bouclier fiscal, les sommes qui doivent vous être restituées ne pourront l’être que par réduction du montant de votre ISF… il convient donc de ne pas oublier de les imputer !

Enfin, ne pas se laisser surprendre par les nouvelles modalités de déclaration
Pour les patrimoines nets inférieurs à 3 millions d’euros, la déclaration sera dorénavant intégrée à la déclaration de revenus sans qu’il y ait lieu de fournir ni justificatifs ni annexes.

[(Nous vous conseillons de conserver les justificatifs en cas de contrôle de l’administration. Pour rappel, la déclaration de revenus doit être déposée, pour sa version papier, fin mai. Le paiement devra, quant à lui, être effectué avant le 17 septembre 2012 sur la base d’un avis d’imposition envoyé par les services fiscaux.)]

Pour les autres, il conviendra, comme auparavant, de déposer une déclaration spécifique, au plus tard le 15 juin, accompagnée de tous les justificatifs et d’un chèque correspondant au paiement.