La récession à nos portes (octobre 2012)

C’est rare depuis 3 ans, mais le calme relatif sur les
marchés de dettes gouvernementales nous permet
actuellement de nous concentrer davantage sur l’état
des entreprises. Et le constat est le suivant : leur état
est bon (en tous cas, en ce qui concerne les entreprises
cotées, car les PME régionales semblent en grande
souffrance) mais les perspectives sont encore peu
encourageantes.

Beaucoup d’entreprises mondiales ont déjà publié leurs
résultats pour le troisième trimestre. Les faits et les
discours sont globalement homogènes : en Europe
l’activité s’est ralentie pendant l’été et la dégradation
s’est accélérée en septembre. Elle s’est notamment
dégradée en France et en Allemagne alors que les pays
du sud de l’Europe sont déjà depuis longtemps dans le
gouffre. Aux Etats-Unis, le marché résiste très bien. En
Asie, le rebond se fait attendre. En Amérique Latine, la
fin d’année devrait être meilleure. Au global donc, une
situation qui ne laisse pas présager à court terme une
amélioration des tendances. Les prochains mois
resteront compliqués, avec des baisses d’activité et des
pressions sur les résultats pour de nombreux secteurs.

Ce n’est pas pour autant un signal négatif pour les
actions, et la progression du CAC 40 sur le mois d’octobre
nous le confirme. Le CAC a ainsi progressé de 2,2%.
Plusieurs explications à cela : le contexte difficile a déjà
été anticipé par les investisseurs et dans une situation
économique cyclique « normale », il faut acheter les
actions quand la dégradation se confirme pour anticiper
un rebond cyclique « normal ». Toute l’incertitude réside
donc autour de cette question : sommes-nous dans un
cycle « normal » ? Sans doute pas encore mais avec la
stabilisation de l’Union Européenne à laquelle nous
croyons, le cycle « normal » n’est pas loin.

Nous prévoyons un possible affaiblissement des prix du pétrole.
Nous augmentons la part obligataire de nos portefeuilles.
Dans un contexte toujours incertain, nous demeurons à
l’affut des opportunités dans un souci permanent
d’optimisation du couple rendement / risques entre les
différentes classes d’actifs.