2013, une année de fête !

Voilà bien des années que les marchés financiers n’avaient pas connu
une telle euphorie. Si en effet les marchés américains ont monté de
26.50% pour le Dow Jones soit la meilleure année depuis 1995, le
marche japonais a connu une hausse vertigineuse avec près de 57%.
Et la surprise est venue aussi des marchés européens avec des
hausses impressionnantes pour les marchés grecs, irlandais et
portugais. Bref, tout le monde était à la fête, excepté une fois n’est pas
coutume, les marchés émergents.

L’année 2013 aura été un très bon cru pour les marchés européens
avec une hausse de +17.95% pour l’Eurostoxx50 portant les marchés
au niveau de 2008. Cette hausse a été alimentée par la conjonction de
deux éléments : l’abondance de liquidités déversées par les banques
centrales mondiales et la baisse de la prime de risque en Europe. Bien
entendu, l’élément le plus marquant de 2013 reste pour nous le retour
en grâce de la zone euro aux yeux des investisseurs internationaux
apportant des flux massifs sur les actions européennes et notamment
des pays périphériques.

{{{2014, quel positionnement ?}}}

Les valorisations n’étant pas excessives (PE 2014 de 12.7x pour
l’Eurostoxx50), nous pensons que les marchés européens devraient
être bien orientés avec une hausse alimentée non plus par la réduction
de la prime de risque, mais par la hausse des bénéfices des entreprises
(le consensus des analystes étant pour le moment de +15%). Nous
croyons également que la croissance économique de la zone euro
pourrait connaître un phénomène de rattrapage et être tirée par la
vigueur de la croissance américaine. Enfin, il ne fait aucun doute que la
politique monétaire de la BCE demeurera très accommodante pendant
au moins deux ans permettant la poursuite de la réorientation des flux
des obligations vers les actions.

Reste cependant que l’année 2014 ne se fera pas sans soubresauts. La
volatilité pourrait revenir avec les élections européennes, la volatilité
des devises, le mouvement de remontée des taux aux Etats-Unis et la
faiblesse de l’activité dans certains pays émergents…

{{La performance 2014 devrait être principalement alimentée par les actions dans la mesure où le rallye obligataire sur le high yield européen semble plus proche de sa fin.

Nous vous adressons à nouveau tous nos voeux en espérant que les marchés
financiers vous combleront de joie…}}

Newsletter 46 : Réforme de l’assurance-vie : lorsque la montagne accouche d’une souris…

L’assurance-vie s’est trouvée, en 2013, au cœur de tous les débats. Pour autant, nous sommes loin du Big-Bang annoncé initialement dans le rapport Berger. Force est de constater que l’on ne touche pas aussi facilement au placement préféré des français !

{{{Transmission : la fiscalité évolue… peu}}}

Tout le monde le sait, l’assurance-vie permet de transmettre des capitaux importants, voire très importants, dans un cadre fiscal privilégié. Le législateur a toutefois souhaité éviter les dérives. C’est pourquoi à compter de juillet prochain, la taxation sera plus lourde… mais seulement pour les sommes relevant de l’article 990 I du CGI* et dont le montant dépasse 852 500 € par bénéficiaire. Au-delà de ce montant la taxation sera, en effet, portée à 31,25 % (contre 25 % au maximum actuellement).
Peu de contrats seront en réalité concernés par ces nouvelles dispositions, et pour ceux qui le seraient, une transformation en contrat « vie-génération » peut être envisagée. L’intérêt est évident pour les bénéficiaires qui disposeront, en plus de l’abattement de 152 500 €, d’un abattement supplémentaire de 20 %. En revanche, les contraintes sont de taille pour le souscripteur qui devra orienter 1/3 des sommes sur certains secteurs de l’économie tels que le logement social ou les PME. L’avantage fiscal étant limité, la performance des supports sera donc un élément déterminant.

{{{ISF : au final, une bonne surprise}}}

En juin dernier, l’administration fiscale décidait que les intérêts capitalisés sur les fonds euros des contrats d’assurance-vie devaient être pris en compte dans les revenus pour le calcul du plafonnement de l’ISF. Illégal selon le Conseil d’Etat !
Malgré cela, la Loi de Finances pour 2014 prévoyait de légaliser ces dispositions. Anti-constitutionnel ont rétorqué les sages !
Bonne nouvelle donc en ce début d’année pour tous les contribuables qui disposent de capitaux importants en assurance-vie et qui sont concernés par ce plafonnement.

{{{Attention : pour tous ceux qui auraient pris en compte ces revenus en 2013, une déclaration rectificative pourra être déposée au service des impôts afin de se faire restituer le montant d’ISF indûment acquitté.}}}

En revanche, le législateur s’est attaché à ce qu’aucun contrat « rachetable » ne permette, à l’avenir, de réduire la base taxable à l’ISF. En effet, on avait vu se développer ces dernières années de nouveaux types de contrats, à bonus de fidélité ou à participation bénéficiaire différée, qui permettaient de ne faire figurer dans la déclaration ISF que le montant des primes investies, et non la valeur de rachat. Exit l’avantage ISF pour ces contrats !

{{{Nouvelles modalités de calcul des prélèvements sociaux : peu de contrats réellement concernés}}}

Les nouvelles dispositions qui visent à uniformiser les modalités de calcul des prélèvements sociaux sur les contrats d’assurance-vie en unités de comptes ne concerneront qu’un nombre restreint de contrats. Seuls les plus anciens (souscrits avant le 25 septembre 1997) et seuls les intérêts servis avant 8 ans de contrat demeureront taxés aux taux historiques. Dans les autres cas, la taxation s’effectuera au taux en vigueur lors du rachat ou du dénouement.

{{{Insaisissabilité : plus tout à fait une réalité !}}}

Parmi les avantages souvent méconnus de l’assurance-vie figurait l’impossibilité, pour les créanciers, d’exercer la saisie des sommes présentes sur le contrat. Sous couvert de lutte contre la fraude fiscale, ce principe vient de voler en éclat. En effet, l’administration fiscale se voit désormais autorisée à procéder à des saisies simplifiées (ATD) sur les sommes placées en assurance-vie.