Newsletter 50 : Acquisition immobilière : hâtez-vous !

{{La fiscalité à la charge de l’acheteur d’un bien immobilier a augmenté depuis le 1er mars… mais pas sur l’ensemble du territoire.

Une hausse de + 0,7 % dans les ¾ des départements}}

Pour les acquisitions dans l’ancien, l’impôt est dû au taux de 5,09 % :

• taxe départementale de publicité foncière (3,80 % + 0,09 % de frais de recouvrement),

• taxe additionnelle au profit de la commune (1,20 %).
Depuis le 1er mars 2014, les départements peuvent porter ce taux à 5,80 % au maximum.

Au 1er mai, 83 départements sur 101 ont saisi cette opportunité.
Seule la Côte d’Or a prévu une augmentation « limitée » à 5,75 %.
Dans les autres départements, l’imposition demeure, à l’heure où nous imprimons ces lignes, maintenue à 5,09 %. Rien ne signifie pour autant qu’elle n’évoluera pas ultérieurement…

{{Une hausse temporaire : « en théorie » }}

Officiellement, l’augmentation ne sera que temporaire.
Au 1er mars 2016, les taux ont vocation à revenir à leur niveau antérieur, {{sauf délibération contraire notifiée aux services fiscaux.}} La hausse pourrait donc, au final, ne pas être aussi temporaire qu’il n’y paraît !

• Au 1er juin, le Puy de Dôme, les Landes et le Val d’Oise augmenteront la taxe au maximum donc hâtez-vous de signer les actes d’acquisition !

• Pour les autres départements, une hausse à compter du 1er janvier 2015 n’est pas à exclure…

{{Département ayant maintenu le taux à 5,09% au 1er mai :}}

• Bouches-du-Rhône

• Corse du Sud

• Guyane

• Indre

• Isère

• Landes

• Loire

• Loire Atlantique

• Martinique

• Mayenne

• Mayotte

• Morbihan

• Paris

• Puy de Dôme

• Seine Maritime

• Val d’Oise

• Yvelines

• Vienne

Sell in may and go away ? (avril 2014)

Les marchés boursiers européens ont retrouvé leurs sommets à
la faveur de prometteuses publications de résultats et grâce aux
opérations de fusions acquisitions qui semblent enfin se mettre
en place : avec 836 milliards $ de deals annoncés, le premier
trimestre 2014 est le mois le plus actif depuis 2008, mais reste
loin du pic de 2007. On peut notamment mentionner la
recomposition du secteur pharmaceutique mondial (Pfizer et
AstraZenaca, Novartis qui planifie davantage d’acquisitions en
plus de ses échanges d’actifs avec Glaxo, Merck qui mettrait en
vente son unité « consommation »), la fusion entre Holcim et
Lafarge, un rachat des activités énergies d’Alstom par General
Electric… liste non exhaustive !

Pourquoi de telles opérations ? Tout simplement parce que les
entreprises américaines ont accumulé au fil des ans des
montagnes de cash à l’étranger (2 000 Mds $ pour près de 2300
entreprises américaines selon Bloomberg) et elles n’ont pas trop
envie de les rapatrier au risque de se faire taxer ! Elles sont donc
tentées de réinvestir massivement ces sommes sur les marchés
européens à notre plus grand bonheur… De plus, avec des taux
de financement historiquement bas et des bilans d’entreprises
30 à 40% meilleurs que ceux de 2007, nous pensons que cette
thématique continuera à alimenter le marché et surtout les cours
de bourse des secteurs concernés.

Mais malheureusement tout n’est jamais rose en bourse et la
progression des indices pourrait être freinée par le dossier
Ukrainien et ses conséquences géopolitiques (au moins
jusqu’aux élections prévues le 25 mai prochain) et des
estimations de résultats pouvant être révisées à la baisse ce qui
rendrait les valorisations boursières encore moins attractives.
L’Eurostoxx50 capitalise déjà 12,8x les résultats 2015 soit au
dessus de sa moyenne historique à 12,5x PE 12 mois.

Dans l’attente d’un prochain catalyseur (un éventuel QE de la
part de la BCE à la mi-mai ?), nous avons ainsi abaissé l’exposition
actions des portefeuilles après avoir allégé ou vendu
certaines valeurs de croissance ayant atteint leurs objectifs de cours et ayant
maintenant un potentiel de revalorisation plus limité. Il nous
semble désormais plus opportun d’attendre des opportunités
avant de réinvestir du cash. De plus, nous
réinvestirons dans des valeurs cycliques et domestiques avec
une forte sensibilité de leurs résultats au redémarrage de
l’activité économique en Europe.

En espérant que le fameux adage « sell in may and go away » ne
se vérifie pas…

Newsletter 49 : ISF : vous avez encore des cartes à jouer…

La déclaration ISF approche mais avec quelques bons réflexes et l’aide de votre conseiller, vous pouvez encore optimiser votre imposition.

ISF 2014 : optez pour les réductions…
En investissant sur certains fonds communs de placement vous pourrez bénéficier d’une réduction d’ISF équivalente à 50 % du montant investi :
– Sociétés en démarrage ou à la recherche de capitaux : au-delà des traditionnels FCPI et FIP (réduction maximale : 18 000 € pour chaque type d’investissement), vous pouvez souscrire au capital de certaines PME (réduction maximale : 45 000 €).
– Groupements Forestiers : plusieurs avantages :
• réduction ISF (réduction maximale : 45 000 €),
• abattement de 75 % sur leur valeur à déclarer à l’ISF,
• avantages complémentaires pour leur transmission et l’imposition de leurs revenus.

{{
Pour bénéficier de ces réductions sur l’ISF, vous devez impérativement réaliser vos investissements avant la date de dépôt de votre déclaration.}}

Pour 2014 :
– Si actif taxable < à 2 570 000 € : • déclaration papier : 20 mai • déclaration Internet : 27 mai, 3 ou 10 juin en fonction des départements - Si actif taxable > à 2 570 000 € : 16 juin

{{
Le bénéfice de ces réductions d’impôt est conditionné au respect de certaines conditions…}}

Et pour 2015 : réduisez la base taxable !

Une diminution durable de votre ISF peut passer par une limitation de votre base taxable. {{L’acquisition d’une nue-propriété }} (d’immeubles, de parts de SCPI…) peut présenter un intérêt puisque celle-ci n’a pas à être déclarée à l’ISF.
Ce type d’investissement vous permet également de ne pas alourdir votre imposition sur le revenu (absence de revenu et possibilité de déduire, sous conditions, les intérêts d’emprunt si acquisition à crédit). Il faut dans cette hypothèse ne pas avoir besoin de revenus complémentaires…

{{Pensez aussi au plafonnement…}}
Si l’addition de votre ISF 2014 et des impôts dus au titre de vos revenus de 2013 excède 75 % de ces mêmes revenus, pensez à plafonner votre ISF si vous réalisez une déclaration détaillée.
Si vous êtes proche de pouvoir activer le plafonnement, organisez-vous pour limiter vos revenus ! Certaines enveloppes de capitalisation (assurance-vie, contrat de capitalisation, PEA) peuvent vous y aider : les intérêts capitalisés ne sont pas considérés comme des revenus pris en compte pour le plafonnement…

{{{ASSURANCE-VIE ET CONTRAT DE CAPITALISATION
COMMENT BIEN DECLARER ?}}}

Les contrats d’assurance-vie temporairement non rachetables comme les contrats « euro-diversifiés » et « euro-croissance » entrent désormais dans l’assiette de l’ISF. Si seul le montant des primes versées pouvait auparavant être déclaré, il faudra maintenant les déclarer pour leur valeur de rachat…

Pour les contrats à Participation Bénéficiaire Différée et à bonus de fidélité, il conviendra de se conformer aux indications portées sur l’attestation qui vous a ou sera envoyée par votre assureur.

{{Par ailleurs, à compter de 2016, les assureurs seront tenus de déclarer à l’administration fiscale la valeur de rachat de la plupart des contrats. }}

Conséquences :
– il faudra veiller à n’omettre aucun contrat dans votre déclaration,
– pour ceux qui auraient transmis des contrats de capitalisation nominatifs matérialisés par un titre au porteur, sans le révéler à l’administration, il conviendra de régulariser cette situation avant 2016.

Quelles sont les tendances économiques au niveau mondial à fin avril 2014 ?

{{{ÉTATS-UNIS}}}

> {{Scénario }} :

La croissance devrait se raffermir grâce à la normalisation de la météo.
La poursuite de la baisse du taux de chômage va permettre à la Réserve Fédérale de continuer
la réduction de ses achats de titres au même rythme durant l’année.

{{> Évolution récente :}}

■ La croissance du PIB au quatrième trimestre a été revue en hausse de 0,2 point à 2,6 % en rythme annualisé, tirée par des dépenses de consommation privée plus fortes qu’initialement estimées.

■ 192 000 emplois ont été créés dans le secteur privé au mois de mars et les créations d’emplois du mois précédent ont été révisées à la hausse. Le taux de chômage est stable à 6,7% grâce à une remontée du taux de participation.

■ L’ISM manufacturier passe de 53,2 à 53,7 en mars et l’ISM non manufacturier efface les deux tiers de la forte baisse du mois précédent pour s’établir à 53,1.

■ La consommation des ménages est en hausse de 0,2 % au mois de février après avoir été en
moyenne stable aux mois de décembre et de janvier. Les ventes de voitures progressent fortement
au mois de mars.

{{> A surveiller :}}

A l’issue de la réunion du Comité de politique monétaire de mars, la Réserve Fédérale a fait évoluer sa forward guidance vers des critères plus qualitatifs. Elle a ainsi annoncé que la remontée des taux directeurs se ferait longtemps après la fi n de son programme d’achat d’actifs sous condition de non dérapage de l’inflation et sous réserve que les conditions économiques la justifient. Par ailleurs, les projections médianes de taux directeur ont été revues en hausse de
25 points de base à 1,0 % fi n 2015 et de 50 points de base à 2,25 % fi n 2016.

{{{ZONE EURO}}}

{{> Scénario : }}

La croissance accélère progressivement dans la zone euro, ce qui devrait limiter le risque de déflation.

{{> Évolution récente :}}

■ L’indice PMI composite de la zone euro recule légèrement, à 53,1 au mois de mars contre 53,3
un mois plus tôt. En revanche, sur l’ensemble du premier trimestre, il progresse de plus d’un
point par rapport au trimestre précédent.

■ L’inflation ralentit à 0,5 % sur douze mois au global et s’établit à 0,8 % hors alimentation et énergie d’après l’estimation avancée pour le mois de mars. Cette moindre progression des prix résulte notamment d’effets calendaires.

■ Après des révisions en baisse sur les derniers mois, le taux de chômage est stable à 11,9 % au mois de février.

■ Les ventes au détail sont en hausse de 0,4 % au mois de février et les ventes de voitures rebondissent de 3,5 % après avoir fortement diminué en janvier.

{{> A surveiller : }}

En France, les indices PMI ont fortement progressé au mois de mars. L’indice PMI composite est en hausse de près de 4 points et s’établit désormais sur un plus haut depuis
plus de deux ans à 51,8. Les enquêtes PMI avaient tendance à sous-estimer la croissance française
et ce rebond s’apparente plutôt à une normalisation qu’à une accélération significative de l’activité économique, les autres indicateurs n’affichant pas un tel rebond. Globalement, ceux-ci restent cohérents avec une croissance faible.

{{{CHINE}}}

Les indicateurs de conjoncture se sont dégradés au premier trimestre. Aux mois de janvier et de février, la production industrielle ralentit à 8,6 % sur un an, les ventes au détail se modèrent et
l’indice PMI manufacturier HSBC s’établit sur un plus bas depuis juillet 2013 à 48,0 au mois
de mars. L’indice PMI non manufacturier HSBC est mieux orienté. A l’issue du Congrès annuel,
les dirigeants chinois ont communiqué une cible de croissance stable à 7,5 % pour 2014 et des
mesures de soutien à l’activité viennent d’être annoncées.

{{{N O S C H O I X D ’ A L L O C A T I O N}}}

Nous maintenons les positions tactiques sur les actions et les obligations. Au sein de la poche actions, nous allégeons l’Europe et les Etats-Unis
pour renforcer les pays émergents. Les marchés émergents ont pris beaucoup de retard au cours des derniers trimestres et devraient profiter des mesures de soutien à l’activité en Chine et de la fi n du cycle de hausse des taux au Brésil.