“Bien malin celui qui pourra prévoir la première hausse des taux…” 27 août 2014

Les marchés actions reprennent des couleurs sans nouvelle du front ukrainien et sans publication majeure.

La reprise est fragile en Europe mais tout semble indiquer une croissance mondiale autour de 3% pour 2014.

Les taux souverains continuent de frôler les plus bas dans le cœur et dans la périphérie de la zone €, les investisseurs redoutant le spectre d’une déflation généralisée et d’une stagnation économique longue.

Les indices PMI français et allemands sont pourtant apparus un peu meilleurs que prévus pour le mois d’août grâce à la composante services.

L’€ s’effrite petit à petit contre le $ (<1,33). En France, la nécessité d’une relance de certains secteurs (comme la construction) ne fait plus aucun doute pour un pouvoir exécutif obligé de repousser ses objectifs de croissance et de déficit. Par extension, la France essaie de convaincre ses partenaires européens d’adopter des mesures de soutien, autres que celles monétaires fournies par la BCE, pour desserrer la contrainte de l’effort budgétaire et soutenir les réformes de structure. L’Italie paraît aussi pousser dans cette direction face à une Allemagne qui entend d’abord juger de la réalité des réformes entreprises par les gouvernements. La réunion des banquiers centraux vendredi dernier à Jackson Hall n’aura pas apporté d’éléments nouveaux même si le rythme de remontée des taux pourrait être plus rapide. Mario Draghi a, quant à lui, rappelé la nécessité de mettre en place des mesures qui permettent de dynamiser l'activité économique et réduire le taux de chômage en Europe. Bien malin cependant sera celui qui pourra prévoir la date de la première hausse des taux aux Etats-Unis et surtout son impact sur les taux allemands et sur les marchés financiers.