L’assurance dépendance en France

Qui doit souscrire aujourd’hui ? Pourquoi proposer le contrat dépendance ? La problématique, les statistiques actuelles, son financement, son évolution

Adresse de l’événement : Alptis Assurances 12, rue Clapyeron 75008 Paris Métro : Liège, Rome

Programme : 8h30 Accueil, petit-déjeuner Laurence Pétri, Déléguée Régionale Ile de France, Alptis Assurances Delphine Padovani d’Hautefort, Conseil Patrimonial, société Priorités Patrimoine 9h30 Fin

Petit-déjeuner le vendredi 4 décembre 2015 : Banques, assureurs-crédit : Et si les PME reprenaient le pouvoir sur leur notation ?

Delphine Padovani d’Hautefort,

Laurent Créhange,

Yves-Gabriel Guillanton

et

Patrick Sénicourt

 

sont heureux de vous convier au

Petit-déjeuner-débat

Le vendredi 4 décembre 2015 à 8h30

Banques, assureurs-crédit :

Et si les PME reprenaient le pouvoir sur leur notation ? …

L’accès aux financements de la TPE-PME est très dépendant de la notation produite par la Banque de France, les banques, les assureurs-crédit et les credit-managers des grandes entreprises. Il y va parfois de leur survie…

Quelles logiques et quelles méthodes d’élaboration de ces scores ?

Quelles en sont les vertus et les limites ?

Qui sont les acteurs et leurs enjeux ?

Comment s’en défendre et les contester légitimement de manière argumentée et convaincante ?

Comment les faire évoluer, pour faire bouger les lignes… de crédit ?

 

Cette matinale sera l’occasion d’un balayage critique et constructif à 360°, sans concession, de la mesure de la performance (mais aussi des fragilités) de l’entreprise, par les tiers, et en interne.

 

Adresse de l’événement

Cabinet d’Avocats Créhange et Klein Associés

66 avenue Victor Hugo à Paris 75 116, code 5328

Rez-de-chaussée à gauche après la cour

Métro : Place Victor Hugo

Parking : Place Victor Hugo

 

Pour ceux qui doutaient encore que la retraite des cadres allait baisser

Avec l’aimable autorisation d’Eres Debory

Si on laisse la situation en l’état, en 2019 les retraites complémentaires des cadres baisseront de 11%. Les réserves des régimes de retraite complémentaire des cadres du privé (Agirc) et des salariés (Arrco) connaissent des déficits persistants depuis 2009, qui menacent d’épuiser leurs réserves financières à un horizon rapproché.

Dans leurs dernières projections, l’Arrco et l’Agirc tirent la sonnette d’alarme. Si d’importantes mesures de redressement ne sont pas prises très rapidement, l’épuisement des réserves interviendrait dès 2018 pour l’Agirc et en 2025 pour l’Arrco. Pour les cadres, la baisse de la pension complémentaire Agirc est estimée à 11% en 2019.

Dans son dernier rapport sur les régimes de retraites complémentaires, publié le 18 décembre 2014, la Cour des comptes a formulé, d’une part, huit orientations à l’égard des partenaires sociaux, visant notamment à :

- réexaminer dès 2015 l’opportunité d’appliquer la « clause plancher » qui limite les effets des sous-indexations de pensions décidées en 2013 ;
- mettre en œuvre dès 2016 un ensemble de mesures dégageant un effort annuel de plus de 5 Md€ dès 2018, et un effort cumulé de plus de 120 Md€ à l’horizon 2030 ;
- renforcer la solidarité financière entre les régimes Agirc et Arrco parallèlement à un effort spécifique des affiliés à l’Agirc et, dans ce cadre, aller à terme rapproché vers la fusion des régimes ;
- fonder les négociations paritaires des régimes sur des scénarios économiques plus prudents.

Elle a formulé, d’autre part, neuf recommandations aux gestionnaires des régimes et aux pouvoirs publics, visant notamment à :

- formaliser un cadre de concertation entre l’État et les partenaires sociaux sur l’évolution des paramètres d’intérêt commun aux régimes de base et complémentaires ;
- réduire au total d’au moins 25 % les coûts de gestion à l’horizon 2020, soit un effort de 150 M€ supplémentaires par an par rapport aux économies déjà décidées par les partenaires sociaux ;
- améliorer la qualité des liquidations et réduire les délais de paiement ;
- mettre en place le contrôle par les Urssaf des cotisations aux régimes complémentaires de retraite des salariés et autoriser l’accès des régimes aux renseignements obtenus dans le cadre de la lutte contre la fraude.

Les partenaires sociaux ont entamé en février 2015 un cycle de négociations pour sauver l’Arrco – Agirc de la faillite. Ils ont jusqu’à fin juin pour trouver comment pérenniser le système de retraites complémentaires.

Affaire à suivre…

Note sur les marchés émergents

Avec l’aimable autorisation d’H2O

Les marchés sont en train de tester la FED dans un contexte de crise sur les marchés chinois et émergents. Notre vue négative sur les marchés émergents ( depuis mi 2013 ) nous a partiellement protégés de cet environnement de « risk off » à l’œuvre depuis mercredi dernier.

La performance positive venant de nos positions vendeuses sur les devises/les actions émergentes et sur les devises matières premières, n’a néanmoins pas absorbé la baisse (due au “sell off”) sur nos positions acheteuses sur les actions européennes, les obligations d’état italiennes, l’USD et vendeuses sur le 5 ans américains. Nous nous attendons à la poursuite du mouvement sur les émergents et à un rebond sur les autres marchés notamment les actions européennes sur lesquelles les investisseurs mondiaux sont bien moins exposés (particulièrement après la crise grecque) et qui devraient bénéficier de la protection indirecte du QE de la BCE et de la chute du prix des matières premières.

Une partie de la réaction actuelle des marchés semble suivre le même schéma que ce qui s’est passé en octobre dernier dans le sillage d’une nouvelle baisse du prix du pétrole. De ce point de vue, la baisse des marchés actions des pays développés devrait être une opportunité d’achat. La baisse du prix du pétrole est finalement un choc positif pour la croissance mondiale via les pays consommateurs ( importateurs), même si dans un premier temps l’impact négatif sur les pays producteurs (exportateurs) l’emportent sur la valorisation des actifs. Dans tous les cas, la croissance change de camp : des pays producteurs de matières premières vers les pays importateurs. La croissance mondiale est donc toujours bonne mais sa composition régionale se modifie radicalement. Ce boom désinflationniste devrait être positif pour les actions des pays développés, la question ne devrait pas donc être si, mais quand les acheter.

La baisse des marchés actions est liée à la décision de la Chine de laisser sa devise se déprécier, dans un contexte de croissance déjà hésitant depuis quelque temps. Bien que la dépréciation du Yuan ait été modeste, cette décision politique accorde du crédit supplémentaire au nouveau régime de croissance faible en Chine et en Asie en général. Il ouvre aussi la porte à une guerre des changes dans la région. Plus précisément, toutes les devises asiatiques arrimées au dollar US sont plus à même de se trouver sous une forte pression à mesure que le dollar US s’apprécie, que le Yuan baisse et que la FED monte éventuellement ses taux.

La récente baisse des marchés actions émergents est plus probablement le début d’une tendance baissière semblable à celle de 1997/1998. Notez que les marchés émergents ont potentiellement 2 cycles d’expansion économiques à “nettoyer” (pas de purge en 2008 au regard de la tendance haussière du leverage dans la plupart des pays émergents). Le chemin est donc encore long pour que les émergents retrouvent les faveurs des investisseurs.

En raison de la réduction du bilan des grandes banques mondiales, le risque systémique et la contagion semblent peu probables. Cependant, la réglementation financière plus stricte signifie aussi une liquidité structurellement plus faible. Cela appelle à des épisodes de pics de volatilité plus fréquents. On peut voir ces épisodes comme l’avènement d’un nouveau monde (marchés développés vs marchés émergents, les consommateurs de matières 1eres vs les producteurs, raréfaction de l’USD). Bien que tous les actifs risqués soient initialement affectés, certains le sont à cause du positionnement (comme les actions européennes et l’euro la semaine dernière) alors que d’autres le sont à cause de fondamentaux qui se détériorent (actifs des marchés émergents, devises matières premières). Contrairement à ces derniers qui suivent une tendance à la baisse bien ancrée, les premiers devraient se reprendre aussitôt que la volatilité baissera.

Finalement, pour les investisseurs, la FED se trouve confrontée à un dilemme : incertitude actuelle des marchés et besoin de commencer à normaliser sa politique maintenant que le taux de chômage est proche de 5 %. Les actifs des marchés émergents et le 5 ans américain sont les plus exposés à ce dilemme, même si les actions des pays développés seront confrontées à cette incertitude.