Revue de marché au 27 juin 2016

Avec nos remerciements à BlackRock

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Le vote des Britanniques pour quitter l’Union Européenne (UE) va enclencher une longue période d’incertitude politique, économique et boursière pour le Royaume-Uni et l’UE.
· Nous observons des sorties importantes des actifs risqués sur tout le globe, ce qui pourrait créer des opportunités d’achat.
·  Le vote ne changera pas la manière dont les actifs des clients sont gérés en Europe. Nous ne prévoyons aucune perturbation pour la gestion de nos portefeuilles.

La décision historique du Royaume-Uni de quitter l’UE va entraîner des conséquences politiques et économiques à long terme. Nous nous attendons à ce que les dirigeants européens se concentrent sur les mouvements populistes nationaux enhardis par la sortie britannique et sur la prévention de la chute de tout l’édifice européen. Nous pensons que cela va mener à un positionnement plus ferme vis-à-vis du Royaume-Uni et à un focus moins important sur les réformes structurelles pourtant indispensables. Nous prévoyons un durcissement politique concernant l’immigration et envisageons une incertitude croissante liée à une situation d’impasse prolongée.

Le Premier ministre du Royaume-Uni, David Cameron, a annoncé sa démission d’ici le mois d’Octobre, préparant le terrain pour l’élection d’un nouveau leader par le parti Conservateur cet été. Cette course électorale sera certainement dominée par les partisans pro exit, accroissant ainsi l’incertitude et le risque de négociations émotives de sortie de l’UE. De plus, nous prévoyons qu’un vote sur l’indépendance de l’Écosse sera de nouveau à l’ordre du jour.


Nous nous attendons à ce que le divorce du Royaume-Uni soit pénible, long et coûteux. Il va nécessiter le déballage des lois du Royaume-Uni et de l’UE, ainsi que le développement d’accords commerciaux avec une UE émoussée et avec le reste du monde. Nous nous attendons à ce que les pertes potentielles dans les exportations de services et les flux d’investissement surpassent tous les avantages générés par de moindres paiements à l’UE.

Nous prévoyons un euro plus faible au fil du temps et une pression sur les actions européennes, le crédit et les obligations périphériques telles que la dette publique italienne en raison des pertes d’emplois européens probables et d’une croissance plus faible. Cependant nous anticipons une pression limitée sur les budgets publics, les obligations gouvernementales de grande qualité étant recherchées dans un monde à faible taux.

Nous pensons que la première préoccupation de la Banque d’Angleterre sera d’apporter d’importantes liquidités pour éviter des pressions sur le financement. L’ampleur et la volatilité de la chute de la livre sterling devraient dicter toutes autres réponses à la Banque d’Angleterre. Nous nous attendons à ce que la banque centrale réduise son taux d’intérêt directeur de 0,5% à zéro prochainement, et qu’elle revienne à une politique d’assouplissement quantitatif plutôt que de pousser les taux en territoire négatif. Nous prévoyons que les agences de notation adoptent rapidement des perspectives négatives pour les obligations d’État du Royaume-Uni, et que des dégradations suivent.

Nous pensons que le vote va conduire à la baisse des actions mondiales et d’autres actifs risqués. Cependant, les sorties sans discernement pourraient se traduire par des opportunités. Les marchés américains et asiatiques ne sont affectés que marginalement par la sortie du Royaume-Uni de l’UE, et sont soutenus par un mélange de politiques monétaires accommodantes et de croissance économique. Au Royaume-Uni, nous nous attendons à ce que l’indice FTSE 100 des larges capitalisations surperforme l’indice FTSE 250 plus concentré sur l’économie domestique. Une baisse de la monnaie britannique constitue un avantage pour les grandes entreprises ayant des revenus à l’étranger, alors que les secteurs domestiques tels que la construction de maisons, la vente au détail et les services financiers semblent vulnérables.

La valeur des biens immobiliers pourrait chuter d’environ 10% au cours de la prochaine année, à commencer par des baisses dans le centre de Londres déjà sur-approvisionné selon nous. Nous nous attendons à une forte réduction de la demande des locataires et une tendance vers une diminution de la durée des contrats de location. Les investisseurs étrangers sont en mesure d’exiger une prime de risque plus grande, ou plus de compensation, pour la détention d’actifs au Royaume-Uni. Nous pensons cependant que le risque de cessions de créances forcées est faible dans la mesure où le financement des promoteurs est principalement à long terme.

Conférence-cocktail le lundi 27 juin 2016

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La société de ventes aux enchères ROSSINI et le groupe Argument’R sont heureux de vous inviter à la conférence-cocktail lundi 27 juin à partir de 18h30

Salle des ventes Rossini 
7, rue Rossini – Paris 9ᵉ
Métro : Richelieu – Drouot (lignes : 8 et 9)
Parking : Chauchat Drouot : 12 rue Chauchat – Paris 9ᵉ

« Les Editions Valrey vous présenteront leurs activités qui consistent à réaliser une œuvre d’art à partir d’un moment important de la vie d’une entreprise ou d’un particulier, ou de son histoire complète. Cette œuvre d’art conjugue des talents littéraires et artistiques. Un auteur écrit l’histoire. Ce récit fait l’objet d’une édition reliée main de grande qualité. Le livre est ensuite inséré dans un coffret dont l’intérieur est illustré par un artiste, peintre, illustrateur ou photographe. La reliure du coffret et du livre est réalisée par des artisans d’art, à partir de matériaux d’exception.
Produite en un ou quelques exemplaires, il s’agit d’une œuvre inédite et totalement personnalisée, cadeau d’exception et précieux outil de transmission ».

« Point sur le Marché de l’Art » par :
Maître Pascale MARCHANDET,
Commissaire-priseur ROSSINI

de 19h30 à 21h00
Présentation privée des tableaux de la vente aux enchères du mardi 28 juin 2016

Merci de confirmer votre présence auprès de Dalila Adib :
01 53 34 55 14 – dalila.adib@rossini.fr

Newsletter 99 : Quand le particulier joue le rôle de banquier

Le « crowdfunding », ou « financement participatif » dans son acception française, se développe considérablement. Comment ça marche ?

Vous pouvez souscrire au capital d’une société pour lui apporter des capitaux et bénéficier d’une réduction d’impôt. De même, vous pouvez consentir, via des plateformes internet, un prêt d’argent à une société sans en devenir actionnaire. Vous devenez créancier de l’entreprise…

Le crowdfunding est également possible entre particuliers.

·  Une technique avec des avantages et inconvénients

Les plateformes internet collectent des capitaux auprès de particuliers puis accordent des prêts avec intérêts à des sociétés, pour financer leur développement. Ce prêt rémunéré ne peut excéder 1 000 € par prêteur et par projet et sa durée ne peut excéder 7 ans. Pour les petites entreprises qui en bénéficient, ce système leur permet d’obtenir des fonds plus facilement qu’en passant par une banque.

Le particulier « prêteur » participe au développement de l’économie réelle dans le secteur de son choix, en percevant en retour des intérêts réels et une satisfaction « morale »…. Le financement participatif peut être risqué : comment les sociétés sont-elles choisies ? Il n’existe aucune garantie en cas de défaut de paiement. Ainsi, dans le pire des cas, il est possible de perdre l’intégralité des capitaux prêtés.

· Et la fiscalité ?

Les intérêts perçus par le prêteur sont soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu. Il est possible d’opter pour un prélèvement forfaitaire de 24 % lorsque le montant total des intérêts perçus par le foyer fiscal n’excède pas 2 000 € au titre d’une année. Bien entendu, ils sont soumis aux prélèvements sociaux au taux de 15,5%. NB : depuis le 1er janvier 2016, les pertes subies en cas de non remboursement d’un prêt participatif sont imputables sur les intérêts de même nature au cours de l’année de non-remboursement et des 5 années suivantes.

Newsletter 98 : Les investissements Socialement Responsables (ISR)

Un récent décret a créé le label « Investissement Socialement Responsable ».
Ce label signifie que l’organisme dans lequel vous investissez respecte des critères alliant performance économique et impact social ou environnemental. C’est en quelque sorte l’application de la notion de développement durable au domaine des finances. Concrètement, il s’agit, la plupart du temps, d’OPCVM investis en actions et en obligations répondant à des normes définies. Ainsi, vous pouvez acquérir des « fonds ISR » sur votre portefeuille titres, dans votre PEA ou via un contrat d’assurance-vie. Il n’existe pas d’avantage fiscal pour la souscription de fonds ISR. Cependant, le souscripteur a l’avantage moral d’investir dans des entreprises compatibles avec ses valeurs. Pour quels rendements ? Les entreprises les plus vertueuses ne sont pas forcément les plus profitables, mais si elles attirent de plus en plus d’investisseurs, ce sera peut-être le cas dans l’avenir…

Newsletter 97 : L’économie collaborative dans le collimateur fiscal

Leboncoin, Airbnb, Blablacar… sont des plateformes internet permettant des échanges entre particuliers pour le partage ou la vente de produits et services. Face à leur essor spectaculaire, le gouvernement échafaude un cadre réglementaire et fiscal…

Le principal challenge de l’Administration est d’imposer les recettes tirées de cette économie collaborative. Normalement, ces revenus sont bien soumis à l’impôt et aux prélèvements sociaux mais en pratique, peu de personnes les déclarent et les contrôles sont difficiles. Par exemple, la majorité des appartements loués à des touristes de passage le sont par des locataires et non des propriétaires ! Première mesure mise en place : à compter du 1er juillet 2016, les plateformes informeront tous leurs utilisateurs des obligations fiscales qui leur incombent, sous peine d’une amende de 10 000 € : la bonne foi (je ne savais pas !) ne sera plus de mise.

D’autres pistes sont à l’étude pour une « fiscalité simple, juste et efficace » :

·  un transfert automatique, par les plateformes, des gains perçus par les utilisateurs, pour que l’Administration pré-remplisse les déclarations de revenus,
· une imposition au-delà de 5 000 € de recettes pour distinguer les particuliers des véritables professionnels. Cependant, cette solution a été considérée inconstitutionnelle pour rupture du principe d’égalité devant l’impôt.

Le rapport du député Terrasse, remis au Premier Ministre le 8 février dernier, devrait servir de base aux futures mesures… Affaire à suivre.

Newsletter 96 : Un cadeau de Noël pour Pâques ? L’Administration l’a fait.

Les contrats d’assurance-vie souscrits par un conjoint et alimentés par des fonds communs font partie de la communauté. Cependant, ils ne seront désormais plus pris en compte pour le calcul des droits de succession de l’époux décédé. Les héritiers qui étaient taxés sur cet actif qui ne leur reviendrait peut-être pas au décès du conjoint survivant, seront désormais exonérés.

Ces nouvelles règles ne concernent pas les capitaux décès versés aux bénéficiaires mais seulement les contrats souscrits par le conjoint survivant. Ceux-ci ne sont en effet pas dénoués au décès du premier époux.

Quel est le sort des contrats d’assurance-vie du survivant ?


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Taxation avant la réforme

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Les contrats d’assurance-vie du conjoint survivant étaient intégrés, pour moitié, dans la succession de l’époux décédé. Le conjoint survivant étant exonéré de droits de succession cela n’avait aucun impact pour lui. En revanche, les enfants supportaient une taxation sur un actif que seul le conjoint survivant pouvait gérer, y compris pour la modification de la clause bénéficiaire.

Taxation après la réforme

Capture d’écran 2016-06-22 à 18.15.43Pour les successions ouvertes à compter du 1er janvier 2016, les nouvelles règles auront pour effet de diminuer la base fiscale successorale de 50 % de la valeur des contrats en cours. Les droits de succession à payer par les enfants seront réduits en conséquence. Au décès du conjoint survivant, les contrats d’assurance-vie seront taxés classiquement. Les droits de succession « économisés » au premier décès ne seront pas « récupérés » au décès du conjoint survivant.

 

Revue de marché au 17 juin 2016

AVEC NOS REMERCIEMENTS A IGOR

La vie des marchés

La prochaine lettre hebdomadaire comptera peut-être un membre de l’Union Européenne en moins encore que les dirigeants politiques européens ont déjà su passer outre les résultats d’une consultation populaire. Ainsi, Alexis Tsipras avait finalement dû appliquer le programme de réformes structurelles imposées par ses créanciers en ignorant le rejet exprimé par ses compatriotes lors du référendum. A l’approche du vote fatidique des Britanniques sur le Brexit à la suite d’une campagne acrimonieuse, les marchés européens, contrairement aux marchés américains, sont tombés dans une spirale de surenchère de pessimisme. Certes, la digitalisation, le vieillissement de la population et l’urbanisation galopante dans une ambiance tendue et populiste chez les pays développés constituent des phénomènes disruptifs dont les conséquences sur les modèles économiques traditionnels sont indéniables. Mais, depuis l’avènement de l’ère supermédiatique et ultranumérique, les investisseurs se prévalent d’événements de risques potentiels très courts terme pour échafauder des visions futuristes trop sombres voire apocalyptiques qui auto-justifient leur très grande prudence. Ainsi, le Brexit serait assimilé à un épisode de l’histoire humaine proche de ceux connus durant les deux grandes guerres mondiales entraînant la dislocation de l’Europe et le retour des conflits si chers aux empires et royaumes qui ont régné pendant mille ans sur ce continent. Comme la Grèce en son temps qui était censée dès 2011 conduire à une mort subite et certaine de la zone euro, les angoisses maladives à l’approche de chaque scrutin démocratique, reviennent hanter les esprits des investisseurs qui mettent en place des stratégies ultra-défensives en partie fondées sur un gisement obligataire au bord de l’implosion car de plus en plus d’emprunts souverains portent des taux d’intérêt négatif. Le rendement du Bund 10 ans a d’ailleurs franchi la barre des 0% pour la première fois cette semaine. Ce prix de l’apparente sécurité à payer finira d’ailleurs par pousser les investisseurs à chercher du rendement sous d’autres cieux ou d’autres géographies. Loin de juger ou de blâmer ces investisseurs, il faut chercher à les comprendre pour saisir les opportunités qui vont s’ouvrir. A coup sûr, on peut trouver dans leurs comportements une réminiscence fossile de la crise de 2008, voire de celle des années 2000, et un désir de ne jamais entamer une partie de leur patrimoine, même de façon latente et ce, quelque soit l’intervalle de temps considéré (seconde, minute, hebdomadaire, mensuel, trimestriel, annuel et ainsi de suite). Celles et ceux qui se réfèrent à la grande Dépression ou à la déflation séculaire des années 1930 ne les ont, pour la plupart, pas connues. Autre erreur humaine classique, les investisseurs sont souvent prisonniers de la tendance passée qu’ils répliquent à l’infini. Ainsi, dans les années 1980, lorsque l’inflation affleurait les deux chiffres, les investisseurs n’imaginaient pas eux-mêmes un monde sans inflation comme aujourd’hui. Désormais, c’est tout le contraire et le réveil sera douloureux si l’inflation redémarre notamment dans un environnement de taux négatif. Alors que faire ? Comme dans la fameuse chanson du groupe de rock n’roll anglais The Clash, comme pour les électeurs britanniques, se pose inévitablement à ce stade la même et unique question pour les investisseurs sur les marchés actions européens, la seule classe d’actifs à encore offrir rendement et espérance de plus-value en capital : should I stay or should I go…now ?

Texte achevé de rédiger le 17 juin 2016 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

Petit-déjeuner le mercredi 15 juin 2016 : L’optimisation de la rémunération du chef d’entreprise et sa protection

Capture d’écran 2016-05-24 à 11.05.01Delphine Padovani d’Hautefort,
Jean-Pierre Jung
et
Stéphane Tuvi

sont heureux de vous convier au

Petit-déjeuner-débat le mercredi 15 juin 2016

L’optimisation de la rémunération du chef d’entreprise et sa protection

Le regard croisé d’une gestionnaire de patrimoine et d’experts-comptables vous permettra de balayer l’essentiel des problématiques rencontrées concernant la rémunération du chef d’entreprise afin d’anticiper les sujets importants et poser les bonnes questions à vos experts-comptables et à votre conseiller patrimonial.

Adresse de l’évènement :
Bureaux ACA
4, rue du Chant des Oiseaux
78360 Montesson
Accès Parking

  • 8h30 : Accueil
  • 8h45 : Petit-déjeuner et intervention de :
    Delphine PADOVANI   : conseil en gestion de patrimoine indépendant
    Jean-Pierre JUNG       : expert-comptable
    Stéphane TUVI           : expert-comptable
  • 9h30 : Fin