Revue de marché au 27 septembre 2016

Repenser le rôle des bons du Trésor
(avec l’aimable autorisation de BlackRock)

Il est temps de repenser le rôle des bons du Trésor américain dans les portefeuilles, et de se montrer plus particulièrement prudent vis-à-vis des titres à long terme. Les perspectives des bons du Trésor à long terme sont en train de basculer en termes de risque / rendement.

 

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La marge de sécurité est actuellement très faible pour les détenteurs d’obligations d’État américaines en raison de la faiblesse des rendements. Une hausse de seulement 0,2 point de base des rendements des bons du Trésor pourrait effacer toute une année de revenus. D’autres segments obligataires, tels que les obligations d’entreprises américaines « investment grade » ou la dette émergente libellée en dollar, offrent une marge de sécurité plus importante – tout en affichant un niveau de volatilité équivalent à celui de l’année écoulée (cf. graphique ci-dessus)
S’assurer à long terme coûte plus cher

L’effondrement des marges coïncide avec la hausse des rendements à long terme. Nous anticipons une pentification de la courbe des taux dans un contexte de plus en plus propice à l’expansion budgétaire, bien que les banques centrales aient encore la capacité de limiter les hausses de taux non désirées. Les principales banques centrales se montrent accommodantes en acceptant une hausse de l’inflation, tandis que la Fed ne se montre pas pressée de relever ses taux d’intérêt. Les politiques d’assouplissement monétaire semblent atteindre leurs limites en termes d’efficacité, comme en témoigne le changement d’attitude soudain de la BoJ la semaine dernière en faveur d’outils monétaires censés contribuer à la pentification de la courbe des taux japonais.

Les bons du Trésor américain sont de moins en moins attractifs pour les investisseurs non américains puisque l’augmentation du coût de la couverture du risque de change neutralise la plus-value qu’ils offrent. Enfin, les obligations ont tendance à être davantage corrélées aux actions en période de durcissement de la politique monétaire de la Fed, ce qui altère leur rôle de diversification. Cela représente un risque réel à l’approche de la réunion de décembre de la Fed.
Les bons du Trésor américain à long terme ont encore un rôle à jouer, et devraient constituer un matelas de sécurité dans les portefeuilles en cas de fuite vers la qualité. Néanmoins, les investisseurs paient actuellement le prix fort pour ce type de diversification.

NEWSLETTER 103 : Pour les départs en retraite à compter de 2019

Pour les départs en retraite à compter de 2019

(personnes nées  à compter du 1er janvier 1957)

Il existe une dissociation entre l’âge de la retraite de base à taux plein et l’âge requis pour les retraites complémentaires. En effet, une minoration temporaire des retraites complémentaires est appliquée, sauf si l’on retarde d’au moins un an le départ en retraite.

Exemple :

Un salarié remplissant les conditions pour toucher sa retraite de base à taux plein à 62 ans aura le choix entre :

- prendre sa retraite avec application d’un malus de 10 % sur sa pension complémentaire pendant 3 ans,

- continuer à travailler jusqu’à 63 ans pour ne pas être pénalisé. De plus, s’il prolonge sa carrière au-delà, sa pension complémentaire pourra être « bonifiée », pendant une année, de :

– 10 % pour un départ à 64 ans,

– 20 % pour un départ à 65 ans,

- 30 % pour un départ à 66 ans.

Ces mesures visent à limiter l’impact de la baisse programmée et inéluctable des retraites complémentaires. Ceux qui le peuvent ont ainsi tout intérêt à partir avant 2019 !

Dans ce contexte, des investissements patrimoniaux générateurs de revenus complémentaires s’avèrent de plus en plus opportuns.

 

NEWSLETTER 102 : Pouvez-vous changer votre assurance de prêt ?

Lorsqu’on souscrit un prêt immobilier, en général on contracte en même temps une assurance qui prendra en charge le remboursement dudit prêt en cas de décès, d’invalidité, voire de perte d’emploi de l’emprunteur.

L’emprunteur peut désormais choisir sa propre compagnie d’assurance, et n’est plus obligé d’adhérer à l’assurance de groupe de la banque qui accorde le prêt. Choisir une assurance individuelle, qui présente les mêmes garanties, constitue souvent une solution avantageuse.

Depuis la loi Hamon de 2014, il est possible de résilier l’assurance relative à son prêt immobilier pour en contracter une nouvelle, à condition que ce soit dans la première année du prêt en question.

Cependant, certaines contraintes doivent être prises en compte :

- le contrat de prêt d’origine doit contenir une clause prévoyant cette faculté de résiliation,

- l’assurance que l’on envisage de souscrire doit présenter un niveau de garantie au moins équivalent à celle que l’on souhaite remplacer. A défaut, la banque est en droit de refuser, et la première assurance n’est alors pas résiliée.

L’emprunteur devra en outre se soumettre à certaines formalités (lettre recommandée, délais à respecter, etc.).

Dans la pratique, la substitution peut s’avérer relativement difficile à obtenir.

NEWSLETTER 101 : QUAND RENEGOCIER SON CREDIT ?

Profitez de la baisse des taux des crédits immobiliers : oui, mais pas uniquement !

Avec la baisse des taux des crédits immobiliers, vous pouvez légitimement imaginer une renégociation de vos prêts en cours.
Cependant, d’autres avantages sont également à votre portée. On en parle moins, mais si on élargit le champ de
réflexion (assurance du prêt, taux fixe ou variable…) quelques gains complémentaires peuvent sans doute être
glanés…

Voici les points clés à vérifier pour prendre rendez-vous avec l’établissement prêteur.

Avec qui négocier ? Vous devez prioritairement renégocier votre prêt avec votre banque d’origine, puisque les garanties sont conservées. Cependant, si celle-ci refuse la renégociation ou si sa proposition apparaît insatisfaisante, vous pouvez prendre contact avec un autre établissement de crédit pour faire jouer la concurrence…

Négocier quoi ? La renégociation peut porter sur la durée du prêt qui pourra être réduite, ou sur le taux pour obtenir des mensualités allégées.

Quel sera le coût ? Certains frais peuvent être à votre charge : pénalités de remboursement anticipé, mainlevée des anciennes garanties, coût de mise en place des nouvelles garanties, nouveaux frais de dossiers, etc.

Quels critères prendre en compte ?

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Une simple baisse de taux ne signifie pas pour autant un gain financier au bout du compte. Afin de savoir si la renégociation du crédit immobilier est intéressante pour vous, réalisez un calcul précis des frais de l’opération !

Newsletter 100 : RETRAITE : POUR LES FRANÇAIS ÇA NE VA PAS MIEUX ET LE PIRE N’EST PAS EXCLU

A la question posée par l’IFOP* “A la retraite, estimez-vous que vous aurez une pension de retraite pour vivre correctement ?”, 72 % des Français répondent “Non”.

Ils sont plus nombreux encore à penser que le régime général et surtout les régimes complémentaires de retraite pourraient faire faillite dans les dix ans à venir !

Sur la proposition de travailler plus longtemps (jusqu’à 65 ans) pour gagner plus à la retraite, les avis sont partagés. 49 % semblent s’y résigner pour avoir une meilleure pension, 51 % rejettent cette solution.

A noter que les femmes sont majoritairement prêtes à travailler jusqu’à 65 ans (52 %), alors que les hommes sont moins motivés (47 %). Sans chercher des raisons psychologiques à cet écart, il faut rappeler que les femmes ont des carrières moins linéaires, en moyenne des salaires plus bas, et donc des retraites plus faibles.

La majorité des Français épargne déjà en vue de la retraite, surtout les jeunes générations. En effet tout le monde a maintenant bien compris qu’il fallait commencer à épargner pour sa retraite bien avant la quarantaine.

Loin d’un rêve de retraite dorée, l’objectif des Français est plus prosaïque : faire face à leurs besoins quotidiens. Et dans cette logique, ils considèrent que le plus important est d’arriver à être propriétaire de leur logement. Aujourd’hui, 75 % des retraités sont propriétaires de leur résidence principale contre 57 % pour l’ensemble des Français.

Devant l’assurance vie, les placements en immobilier (hors logement principal) leur paraissent le meilleur refuge. A noter que les produits dédiés à la retraite (PERP, Madelin, PREFON) arrivent en troisième choix.

Enfin, s’ils avaient à conseiller le prochain gouvernement, ils lui demanderaient en priorité d’unifier les régimes de retraite en plaçant celui de la fonction publique dans le régime général, puis de développer les fonds de pension.

* Résultat d’une enquête réalisée par l’IFOP, étude publiée en juin par le Cercle de l’Epargne et le Centre d’études et de connaissances sur l’opinion publique (CECOP)