Revue de marché au 25 novembre 2016

L’élection de Donald Trump a poussé à la hausse les rendements des bons du Trésor américain à 10 ans et propulsé le S&P 500 à des points hauts historiques, renforçant la corrélation inverse entre les obligations et les actions. Nous pensons que cette corrélation sera moins stable à mesure que le marché prendra acte du raffermissement de l’économie américaine et évaluera les mesures politiques que Donald Trump sera susceptible de mettre en œuvre. Nous recommandons donc aux investisseurs de repenser la diversification. L’un des éléments caractéristiques de l’environnement post-crise était la stabilité de la corrélation négative entre les rendements des bons à long terme du Trésor américain et les rendements des actions : les rendements obligataires progressaient dès lors que les rendements des actions se repliaient. Cette relation stable a commencé à être ébranlée lorsque la FED a annoncé le resserrement de sa politique monétaire en 2013. Cette instabilité s’est renforcée ces derniers temps, comme le montre le graphique ci-dessus.

 

Un changement de régime pour les marchés financiers

 

Ce récent regain d’instabilité intervient dans un contexte marqué par le rebond des rendements obligataires par rapport aux points bas touchés en juillet. Les investisseurs s’inquiètent des conséquences du rebond des rendements obligataires sur les valorisations des actions. Nous avons pu constater cet état de fait en septembre, lorsque la corrélation à un mois entre les bons du Trésor et le S&P 500 a atteint son plus haut niveau des dix dernières années.

Si la corrélation obligations/actions reste instable lorsque les rendements sont susceptibles d’augmenter encore, les bons du Trésor à long terme pourraient ne pas jouer le rôle de source de diversification qui leur revient traditionnellement. Nous pensons que la hausse des rendements des bons du Trésor US après la victoire surprise de Donald Trump et que la fuite des investisseurs vers les valeurs cycliques au détriment des actions qui se comportent comme des obligations représentent un changement de régime important pour les marchés financiers. Cela met en lumière les risques liés aux techniques traditionnelles de diversification de portefeuille.

Les bons du Trésor restent des sources de diversification efficaces lorsque les actifs risqués subissent une correction, mais notre analyse suggère qu’il existe d’autres sources de diversification dans un environnement de hausse des taux. Nous privilégions les obligations assorties de maturités plus courtes, dont les performances sont partiellement protégées contre une hausse des taux. Nous privilégions également les titres « Value » qui affichent des multiples intéressants, tel que le ratio cours-valeur comptable, et qui ont tendance à progresser lorsque les rendements obligataires augmentent. Nous apprécions particulièrement les secteurs « Value » comme les secteurs de la finance, de l’énergie et de l’industrie. Nous recommandons également aux investisseurs de faire preuve de flexibilité et d’envisager une approche tactique compte tenu des perspectives incertaines.

Newsletter 107 : Année blanche : pas d’impôt sur les revenus de 2017 ? Pas si simple… 

L’année «blanche» ne signifie pas que vous ne paierez rien en 2017. Vous paierez l’impôt sur vos revenus de 2016. Cependant, en 2018, vous ne paierez pas deux fois (impôt sur les revenus 2017 + impôt sur les revenus 2018).

Attention : Vous déclarerez normalement en 2018 vos revenus de 2017. Cependant, pour neutraliser l’impôt relatif aux revenus courants, le gouvernement prévoit la mise en place d’un crédit d’impôt en 2018.

Notez que les salaires, retraites, béné- ces des indépendants, revenus fonciers sont considérés comme des revenus courants. En revanche, les dividendes, plus-values mobilières et immobilières par exemple encaissés en 2017 sont des revenus exceptionnels qui seront bien taxés en 2018.

Que faire avant la fin de l’année ?

La formule de calcul du crédit d’impôt permet de tirer certaines conclusions pour anticiper et optimiser la fiscalité à venir.

Vous pouvez tenter de :

– diminuer au maximum vos revenus 2016 pour avoir un taux de prélèvement minimum en 2018. Ainsi, d’ici la fin de l’année, privilégiez la déduction de charges (augmentation des cotisations PERP, Madelin…).

– maximiser les revenus courants 2017 pour bénéficier d’un crédit d’impôt sur 2018 le plus important possible.

Newsletter 106 : Simulateur AGIRC-ARRCO : un nouvel outil à votre disposition 

Pour préparer efficacement un départ en retraite, il faut connaître sa vraie situation : le nombre de trimestres restant à cotiser et le montant potentiel de sa pension. C’est désormais possible en ligne : l’AGIRC-ARRCO vient de lancer un nouvel outil de simulation.

Vous devez ouvrir un compte personnel sur le site de l’AGIRC-ARRCO à partir de votre numéro de Sécurité Sociale.
Vous pourrez alors réaliser une simulation pour connaître le montant de votre future retraite (retraite de base et complémentaire) en fonction de l’âge de départ en retraite. Plus vous êtes proche de l’âge de la retraite, plus les estimations seront fiables. Cependant, vous pourrez affiner votre simulation en faisant évoluer certains paramètres : évolution salariale future, période de faible rémunération…

A partir de septembre 2016, le simulateur devrait être inter-régimes et prendrait en compte la quasi-totalité des régimes obligatoires de retraite de base et complémentaires (artisans, commerçants, fonction publique…).

Newsletter 105 : Les départs anticipés

Les cas de départs en retraite anticipée peuvent être répertoriés en 3 catégories :

• Les carrières longues
Les personnes ayant commencé à travailler jeune (entre 14 et 20 ans) peuvent partir en retraite avant l’âge légal, à certaines conditions.

Exemple : Une personne née après le 1er janvier 1960 pourra partir à la retraite à 60 ans si elle a travaillé avant 16 ans et peut justifier du nombre de trimestres requis par rapport à son année de naissance.

• Les carrières pénibles
La pénibilité peut être prise en compte de deux manières :

– « réparatrice », pour compenser l’incapacité permanente liée à une carrière pénible. Dans ce cas, le salarié peut partir à la retraite à 60 ans à taux plein quand bien même le nombre de trimestre requis ne serait pas atteint, si l’incapacité est au moins égale à 20 % à cause d’une maladie professionnelle ou d’un accident du travail,

– « préventive » avec le « compte de prévention de la pénibilité ». Dans ce cas, le salarié cumule des points supplémentaires pour améliorer le montant de sa pension ou partir en retraite plus tôt.

• Les personnes handicapées

Les personnes handicapées pendant la majeure partie de leur carrière peuvent, à certaines conditions, partir en retraite anticipée à partir de 55 ans.

Newsletter 104 : Devez-vous privilégier un taux fixe ou variable ? 

La baisse prolongée des taux d’emprunts immobiliers peut générer des taux négatifs pour les personnes qui ont souscrit des prêts à taux variables. Même si cette situation paradoxale n’a probablement pas vocation à perdurer, plusieurs questions se posent.

Faut-il aujourd’hui préférer un taux variable à un taux fixe ?

Pas forcément, car ces prêts ne sont intéressants que si l’on anticipe une baisse future des taux afin d’alléger ses mensualités et/ou réduire la durée de son crédit. Peu probable actuellement de tomber plus bas !

Si vous avez un prêt à taux variable, avez-vous intérêt à figer le taux ?

Oui, car lorsque les taux d’intérêt sont très bas, ils ont théoriquement plus de chance de remonter. Fixer le taux de votre crédit, selon les conditions de marché actuel, vous permet de bénéficier, pour l’avenir, d’un taux très attractif et non révisable.

Cette opération peut engendrer des frais mais sans doute négligeables comparativement à l’économie générée sur de longues périodes… A vos calculettes.

Conclusion : La renégociation d’un crédit immobilier liée à la baisse des taux ne signifie pas pour autant un gain financier dans tous les cas. Afin de savoir si la renégociation de votre crédit immobilier est efficace et significative pour vous, réalisez un calcul précis des frais de l’opération et prenez en compte les problématiques annexes qui peuvent faire également la différence.