GPS Macro BlackRock

Le contexte est particulièrement favorable aux actions nippones couvertes contre le risque de change. Nous pensons qu’elles devraient fortement profiter de la reflation mondiale et de la reprise potentielle de la croissance japonaise. La faiblesse du yen est un facteur favorable.

Le recul du yen au marché des actions japonaises à deux égards. Premièrement, la faiblesse du yen entraîne une hausse des bénéfices en monnaie locale des exportateurs japonais. Le graphique ci-dessus illustre bien cet impact : au cours des dernières années, les bénéfices prévisionnels des entreprises japonaises ont suivi à la trace l’évolution du taux de change dollar/yen. Deuxièmement, la faiblesse du yen rend les actifs nippons plus abordables pour les investisseurs étrangers, attirant de fait des capitaux sur le territoire japonais.

 

-Plus qu’un recul du yen

Nous pensons que la baisse du yen face au dollar va ralentir. La monnaie nippone devrait toutefois stagner à un niveau faible dans la mesure où les rendements nuls des emprunts d’Etat japonais à dix ans incitent les investisseurs à acheter des obligations étrangères plus rémunératrices. Au-delà de la faiblesse du yen, certains indicateurs laissent entrevoir un rebond éventuel de l’inflation : l’inflation globale a ainsi enregistré sa plus forte progression mensuelle depuis 25 ans au mois d’octobre 2016. Notre indicateur économique GPS Macro BlackRock laisse entrevoir également un rebond possible de la croissance mondiale et de la croissance japonaise.

 

Par conséquent, les entreprises japonaises révisent à la hausse leurs prévisions de bénéfices. L’évolution sur trois mois des prévisions de bénéfices à douze mois avoisine son plus haut niveau depuis deux ans. Les marges bénéficiaires relativement faibles des entreprises nippones signifient qu’une hausse de chiffre d’affaires peut avoir une incidence considérable sur les bénéfices. Les données historiques des 35 dernières années nous ont permis de constater qu’une hausse d’un point de pourcentage du PIB se traduit par une progression de 21% des bénéfices des entreprises nippones, contre une hausse de 5% seulement pour les entreprises américaines. La stabilité politique du Japon et les progrès lents, mais sous-estimés, des réformes sont des facteurs favorables, tout comme les achats d’actions réalisés par la Banque du Japon et l’augmentation des rachats d’actions d’entreprise et des distributions de dividendes.

 

Il existe toutefois des risques : le cours du yen pourrait rebondir, la croissance chinoise pourrait ralentir et la Banque du Japon pourrait changer le cap de sa politique avant le milieu de l’année 2017. L’accumulation excessive de la dette représente également un risque à long terme. Pour le moment, nous pensons que le segment des exportateurs japonais offre des opportunités.

 

– Analyse de la semaine

Les marchés actions ont connu un début d’année faste. Les indicateurs économiques, à l’instar des indices des directeurs d’achat, font état d’un rebond de la croissance aux quatre coins du monde.

La hausse des salaires américains a atteint son plus haut niveau depuis 2009, renforçant la probabilité de voir la Réserve fédérale relever ses taux à un rythme modéré. Les marchés actions américains ont atteint de nouveaux points hauts.

Le yuan ‘offshore’ a connu la plus forte progression de son histoire sur deux jours après le renforcement des contrôles des sorties de capitaux et dans un contexte marqué par des rumeurs sur une intervention éventuelle de la banque centrale.

Revue de marché au 31 décembre 2016

L’année se termine par plusieurs semaines de rallye boursier déclenché par l’élection de Donald Trump. Les marchés actions américains franchissent des plus hauts historiques. L’Eurostoxx termine à +4,1% après avoir commencé brutalement à -20% sous l’effet de la baisse du prix des matières premières, du pétrole et du ralentissement de la croissance chinoise. Dans ce contexte de forte volatilité, DNCA Evolutif réalise une performance de +1,90% essentiellement tirée par les actions.

Cette « Trumpflation » aura aussi déclenchée une hausse significative des taux d’intérêt à long terme et du dollar. Le Bund est ainsi sorti de son territoire négatif pour atteindre 0,2%, le 10 ans US a bondi à 2,5%. Avec cet écart de rendement de 230bp, nous sommes au plus haut historique sur presque 30 ans. Les données macro-économiques américaines continuent de se renforcer, l’indice de confiance du consommateur de décembre est au plus haut depuis 15 ans, l’indice US NAHB (marché immobilier) à son plus haut depuis 2005, le taux de chômage à 4,6%, confirmant la poursuite du cycle de reprise économique et la remontée de l’inflation. L’indice dollar est ainsi au plus haut depuis 2003 et l’Euro se dirige vers la parité. Historiquement, reprise économique et renforcement du dollar ont alimenté les transferts de liquidités des US vers l’Europe.

L’activité économique dans la zone euro s’accélère : l’indice flash composite PMI de décembre est ressorti à 54,8 en Allemagne et est à un plus haut de 18 mois en France. Avec la baisse du chômage et la remontée des coûts salariaux, l’inflation pourrait repartir courant 2017. La pentification de la courbe des taux devrait également encourager l’offre de crédit d’ici 6 à 12 mois. Croissance économique américaine et européenne devrait donc converger. Les marchés européens offrent une décote significative avec un PE de 14x contre 17x pour le S&P 500. Dans ce contexte, nous continuons à privilégier les valeurs cycliques, de reflation, disposant d’actifs réels profitant d’une hausse des revenus réels.

La volatilité devrait néanmoins rester forte : les mesures de relance budgétaires prises par Donald Trump seront-elles à la hauteur des promesses ? Les risques géopolitiques en Europe perdurent avec des élections en France, en Allemagne, le début des négociations sur le Brexit, une recapitalisation des banques italiennes, et des pays émergents fragilisés par la hausse du dollar et la montée du protectionnisme.

Nous vous souhaitons une excellente année 2017 en espérant combler vos espérances !

Newsletter 111 : Assurance-vie : quoi de neuf ?

La loi dite « MACRON » a aménagé les règles applicables à l’assurance-vie pour faciliter le capital-investissement. Des contrats ont été spécialement créés. Découvrons-en la mécanique

Le but de la loi est d’orienter les capitaux investis sur les contrats d’assurance-vie vers le financement des entreprises françaises. Ainsi, la création de contrats dits « capital-investissement » permet aux assureurs d’intégrer au sein de ces contrats des unités de compte constituées de titres de PME non cotées.

 

-Qu’est-ce que cela peut vous rapporter ?

Les capitaux placés en assurance-vie sont principalement investis en obligations (privées ou d’Etat) dont les rendements actuels sont assez limités. Ces nouvelles unités de compte vous permettent de financer le développement économique et ouvrent une perspective de gains substantiels liés à la croissance de ces mêmes PME.

Bien entendu, le risque est également plus important avec la possibilité d’une perte en capital.

-Comment ça marche en cas de rachat ou décès ?

Avant la loi, les assureurs pouvaient difficilement investir dans ces titres non cotés. Ils courraient le risque de devoir verser des capitaux à un souscripteur (en cas de rachat) ou à des bénéficiaires (en cas de décès) sans pouvoir revendre leurs actifs non cotés.

Désormais, sous certaines conditions, ils pourront livrer au souscripteur ou au(x) bénéficiaire(s), directement les titres de PME au lieu de leur verser des capitaux.

 

-Qu’en conclure ?

L’idée d’un plus large financement des entreprises françaises grâce à l’assurance-vie est louable. Cependant, plusieurs contrats construits avec le même objectif, tel que le contrat euro-croissance par exemple, n’ont pas rencontré le succès escompté.

En effet, les investisseurs préfèrent majoritairement la sécurité des fonds garantis à une prise de risque, sans incitation fiscale supplémentaire.

Reste donc à voir si, à l’épreuve du temps, la solution du contrat « capital-investissement » sera la bonne.

Newsletter 110 : Acquisition de nue-propriété : un type d’investissement immobilier peu connu…

-Le principe

Dans ce schéma, la nue-propriété d’un appartement est achetée par un particulier et l’usufruit est acheté par un bailleur social pour une durée comprise entre 15 et 20 ans.

Pendant ces années, le bailleur usufruitier perçoit les loyers et prend en charge la gestion du bien.

L’investisseur évite ainsi les difficultés de gestion locative et ne s’acquitte pas, en général, des charges d’entretien.

Au terme de cette durée, l’usufruit s’éteint et le nu-propriétaire récupère, sans frais et sans fiscalité, la pleine propriété du bien. Il peut alors l’utiliser comme bon lui semble : l’occuper, continuer à le louer ou le revendre.

– Acquérir à moindre coût et bénéficier d’une plus-value

Acheter de la nue-propriété, c’est investir à moindre coût et se ménager une plus-value potentielle à terme.

L’investissement est limité à la seule nue-propriété alors qu’à terme, le particulier obtiendra le droit de propriété entier.

En pratique le nu-propriétaire n’aura payé que 40 à 75% (évaluation économique) de la valeur du bien alors que celui-ci évoluera au fil du temps sur 100 % de sa valeur.

En cas de vente du bien après la reconstitution de la pleine propriété, le prix d’acquisition retenu est celui de la pleine propriété au jour de l’acquisition de la nue-propriété. Cette règle s’applique même si l’usufruit a été recueilli gratuitement au terme du démembrement. C’est un avantage non négligeable car, à défaut, la plus-value constatée aurait été bien plus importante.

De plus, la plus-value taxable peut être exonérée d’impôt (si le vendeur détient la nue-propriété depuis plus de 22 ans) et de prélèvements sociaux (si le vendeur détient la nue-propriété depuis plus de 30 ans). On ne tient pas compte de la date à laquelle la pleine propriété a été reconstituée. C’est un deuxième avantage.

En cas de difficultés, une nue-propriété est plus « complexe » à vendre qu’une pleine propriété. Les loyers restant à l’usufruitier, il ne faut pas compter dessus pour participer au « financement de l’acquisition ». La revente intervient donc souvent après la reconstitution de la pleine propriété.

-Bénéficier d’une fiscalité avantageuse

Fiscalité à l’acquisition

L’investisseur doit payer des droits d’enregistrement d’environ 5 % sur la valeur de la nue-propriété calculée selon une évaluation fiscale. Ainsi, lorsque l’immeuble est démembré pour une durée comprise entre 11 et 20 ans, la valeur de l’usufruit temporaire représente 46 % de de la pleine propriété du bien, et la valeur de la nue-propriété 54 %.

Par exemple, pour une acquisition en pleine propriété de 500 000 €, 25 000 € environ de droits d’enregistrement seraient dus. En achetant uniquement la nue-propriété de ce même bien, soit 270 000 €, le montant à payer ne serait plus que de 13  500 €.

Fiscalité pendant le démembrement

Quel impact sur votre impôt sur le revenu ?

  • L’investisseur ne perçoit pas de revenus locatifs, il ne supportera donc pas d’imposition supplémentaire ni de prélèvements sociaux.
  • En cas d’acquisition par emprunt, l’investisseur pourra déduire ses intérêts d’emprunt de ses autres revenus fonciers pour diminuer la base taxable.

De cette manière, non seulement l’investisseur n’augmente pas ses impôts mais il peut même éventuellement les réduire.

Quel impact sur les impôts locaux ?

L’usufruitier est redevable de la taxe foncière donc l’acquéreur d’un immeuble en nue-propriété ne doit pas acquitter d’impôts locaux.

Quel impact sur votre ISF ?

Seul l’usufruitier déclare l’immeuble démembré à l’ISF pour sa valeur en pleine propriété. Ainsi, grâce à cet investissement, le nu-propriétaire n’est pas imposable : la nue-propriété n’a pas à être déclarée, et en cas d’acquisition sans emprunt, les capitaux investis n’apparaissent plus dans l’actif imposable.

Si l’investissement a été réalisé à crédit, le nu-propriétaire ne peut pas déduire le capital restant dû de son actif.

Fiscalité à la fin du démembrement

La reconstitution de la pleine propriété s’effectue actuellement en franchise d’imposition : l’usufruit rejoint la nue-propriété sans droit de transmission et sans impôt sur le revenu.

-Se constituer un patrimoine et préparer sa retraite

Acheter de la nue-propriété d’un bien immobilier, c’est s’assurer de disposer à terme d’un logement que l’on peut habiter ou louer.

Un investisseur qui cherche à se ménager une source de revenus complémentaires pour la retraite est particulièrement concerné. Pendant les 15 à 20 ans du démembrement, il n’aggrave pas (voire améliore) sa situation fiscale pour ensuite avoir le choix entre :

– continuer la location et percevoir des loyers réguliers

– ou revendre le bien et replacer les capitaux, par exemple sur un contrat d’assurance-vie sur lequel il pourra effectuer des rachats ponctuels ou réguliers.

-Transmettre à coût réduit

Acheter de la nue-propriété, c’est pouvoir transmettre des actifs à moindre coût.

Peut-on donner la nue-propriété acquise à ses enfants ?

Oui. A la fin du démembrement, les enfants deviendront plein-propriétaires d’un bien revalorisé en payant des droits de donation sur la base de la seule nue-propriété. En effet, la reconstitution de la pleine propriété s’effectue ici encore en franchise fiscale.

Si le nu-propriétaire souhaite conserver les revenus au terme des 15 ou 20 ans, il peut le prévoir dans l’acte de donation. Ses enfants ne seront alors plein-propriétaires du bien qu’à son décès. Il se sera, dans l’intervalle, substitué au bailleur social pour percevoir les revenus de l’immeuble.

Fiscalement, les enfants peuvent même demander à l’Administration le remboursement d’une partie des droits de donation payés, selon la valeur de l’usufruit retenue dans l’acte de donation…

Que se passe-t-il si l’investisseur décède avant la reconstitution de la pleine propriété ?

En cas de décès de l’investisseur pendant la durée de l’usufruit, la nue-propriété sera transmise à ses héritiers. Au terme de l’usufruit du bailleur social, la pleine propriété se reconstituera sur la tête des héritiers nus-propriétaires.

Fiscalement, si le démembrement était initialement prévu pour 15 ou 20 ans et que le décès intervient moins de 10 ans avant la fin alors la valeur de la nue-propriété sera évaluée à 77 % de la pleine propriété (au lieu de 54 % à l’acquisition) et le montant des droits de succession à payer par les héritiers sera un peu plus important…

Conclusion : acquérir de la nue-propriété d’immeuble est un placement à envisager sur le long terme mais qui offre des avantages fiscaux immédiats. Cette solution patrimoniale correspond à de nombreux profils d’investisseurs divers. Pourquoi pas vous ?

Newsletter 109 : Souscrivez un PERP pour défiscaliser en préparant votre retraite

Plan d’Épargne Retraite Populaire (PERP) est un produit d’épargne à long terme qui vous permet d’obtenir une rente au moment de votre retraite. Une sortie partielle en capital (20 % de l’épargne acquise) est également envisageable sous conditions.

De plus, vous bénéficiez d’un gain fiscal immédiat en déduisant chaque année le montant de vos versements de votre revenu net global. La déduction est cependant limitée en fonction de vos revenus : vous trouverez sur votre avis d’imposition votre « disponible fiscal ».

Le saviez-vous ?

Le PERP n’impose aucune obligation annuelle de versement. Cependant, un rachat est impossible avant l’âge de la retraite, sauf situation exceptionnelle (invalidité, décès du conjoint ou du partenaire pacsé, expiration des droits aux allocations chômage, surendettement, cessation d’activité non salariée suite à une liquidation judiciaire).

EXEMPLE

Un couple a des revenus d’activité imposables de 80 000 € par an. Leur taux marginal d’imposition est de 30 %.

En souscrivant un PERP, ils pourront déduire de leur revenu imposable jusqu’à 8 000 € par an, à revenus constants, soit une économie d’impôt annuelle de 8 000 € x 30 % = 2 400 €.

 

Newsletter 108 : Investissez dans un FIP ou un FCPI

Avec ce type d’investissement, vous financez des PME régionales ou des secteurs innovants et vous réduisez votre impôt sur le revenu.

La réduction d’impôt est de 18 % du montant du versement dans la limite de 12 000 € pour une personne seule et 24 000 € pour les couples mariés ou pacsés. La réduction d’impôt maximale est donc égale à 2 160 € ou à 4 320 €, par an, selon votre situation familiale, pour des FIP et autant pour des FCPI.

En contrepartie, vous devez conserver vos parts pendant 5 ans au moins. Au jour de la revente, vous bénéficiez d’une exonération d’impôt (hors prélèvements sociaux) sur la plus-value potentielle.

Pour maximiser votre souscription, choisissez un FIP Corse !

La réduction d’impôt est de 38 % du montant des versements.

La réduction d’impôt maximale annuelle est donc égale à 4 560 € ou à 9 120 € selon votre situation familiale.

 

*FIP : Fonds d’Investissement de Proximité

**FCPI : Fonds Communs de Placement dans l’Innovation